À l’origine de ‘Cercle de Réparation Linguistique’
Cercle de Réparation Linguistique ‘Ober War Dro’, est un des multiples projets de l’association « 1000 familh, 1000 huñvre” qui propose des outils de réflexion sur les droits autochtones, les langues minoritaires, le bilinguisme, l’éducation.
Les objectifs de l’association sont multiples : Soutenir les familles, par le biais d’informations et d’outils, à la réimplantation du breton dans le lien parents-enfants (là où a eu lieu la coupure), mais aussi plus largement de toutes langues minoritaires qu’elles soient autochtones, immigrantes ou langue des signes. La finalité est de soutenir la revitalisation linguistique tout en créant de la réparation auprès des populations concernées. À travers cela, il s’agit de retrouver son héritage, son identité, sa culture, de recréer un lien intergénérationnel, de retrouver des espaces de justice par l’empathie et la parole, ainsi que de s’ouvrir aux autres minorités linguistiques du monde.
Parmi les actions de l’association :
— Le projet phare de l’association est donc le projet “1000 foyers, 1000 aspirations” (basé sur le modèle Māori du même nom) dans le soutien à la parentalité dans la langue concernée notamment en fournissant des ouvrages pour enfants et parents issus de pédagogies psycho-sociales (CNV, Filliozat, Alvarez, etc…).
— La première étape est le projet des Cercles de Réparation Linguistique “Ober War Dro”.
— Puis notre objectif commun est de reproduire le projet ”Unan & Unan”, basé sur le ”Mentor-Apprentice Program” développé par la sociolinguiste spécialisée en revitalisation linguistique Leanne Hinton et largement utilisé chez les peuples autochtones du Canada (First People’s Cutural Council), à Hawai’i, aux USA et en Scandinavie chez les Sámis.
— Enfin, pour amplifier toute notre démarche, nous souhaitons organiser des voyages à la rencontre d’autres personnes issues de minorités engagées dans des processus linguistiques similaires. Le premier voyage aura lieu en 2026 au Maroc pour partager avec le peuple Amazigh (en préparation).
Matyas Le Brun apprend le breton avec l’organisme de formation pour adulte Stumdi en 2010 et la parle tous les jours à ses enfants. Il est sélectionné en 2025 pour faire partie d’un séminaire international “Ready to Revitalize” proposé par l’organisme Endangered Language Project qui regroupe des personnes qui œuvrent dans leurs localités pour la revitalisation de leur langue.
Formé à la facilitation de groupe depuis 2017, il accompagne des cercles de parole depuis 2020 et manage des équipes en tant que leader de projet culturel. Il est en cours de formation Communication NonViolente© (CNV) et Cercles Restauratifs© selon la méthode de Dominic Barter avec Déclic CNV et co-éducation. Habitué des groupes, il anime des cours et formations de danse et bien-être (Taï Chi, Qi Gong, visualisation, relaxation, méditation) depuis 2011.
Architecte de formation puis travaillant dans les décors et la mise en scène de cinéma, il partage la vie des éleveurs de rennes Sámi dans l’Arctique pendant trois ans et travaille en tant que journaliste-reporter sur la question des droits des peuples autochtones. Il fonde l’association d’éducation à l’environnement “Veahkki” et va dans des classes en France pour parler du mode de vie, de la culture et de la langue des Sámis.
Il publie “Douar-Neizh, Terre ce Nid, Land as my nest” sur la langue bretonne et est invité aux USA par l’association des bretons de New-York ‘Breizh Amerika’ (Charles Kergaravat) et Endangered Language Alliance pour faire une lecture de ses poèmes en breton et anglais, accompagnée de musiciens.
Amélie Pornin apprend le breton à Stumdi en 2011 et travaille ensuite dans les écoles Diwan en Bretagne tout en développant ses propres outils pédagogiques.
Formatrice en psychologie sociale spécialisée dans les dynamiques de groupe et la gestion de conflit, Amélie milite entre autres avec l’association AIDES, qui soutient les droits et la reconnaissance des personnes les plus précaires (SDF, usagers de drogues, personnes LGBTQIA+, migrants, etc…) en utilisant des outils de Justice Restaurative.
L’apprentissage des langues a toujours été pour elle un sujet passionnant et extrêmement riche. Ayant vécu plusieurs années à l’étranger, elle parle couramment l’anglais et passionnée par l’hébreu, elle l’apprend en autodidacte.
Journaliste et communicante dans les domaines de l’éducation (magazine L’Etudiant) puis de la beauté et du bien-être (Prisma Presse, Editions Jalou, groupe Marie-Claire, Atmosphères, Madame Figaro…), Sandrine Joseph a vécu 20 ans à Londres et New York, et développé en parallèle ses talents artistiques (photographie ; artiste plasticienne @inks_by_sandjo /portfolio en cours).
Formée à la méditation de pleine conscience (Mindfulness de Jon Kabat-Zinn) et Vipassana (S.N. Goenka), elle expérimente l’art-thérapie et le soin de soi par le dessin, les mythes et les contes ancestraux. Sa mission : mise en mots, idées créatives, art visuel et communication.